Peut-on déchoir un individu de sa nationalité ?

Je vous livre ici une réflexion matinale qui s’est imposée à moi après la lecture d’un article de Médiapart. A mon sens oui, il est possible et même souhaitable de le faire. Mais au premier abord je trouve inconvenant le parallèle avec le nazisme, qui revient en permanence sous la plume des tenants de cette période de l’histoire contemporaine. J’y vois rarement de l’objectivité dans l’analyse, puisque tout est remis invariablement dans la perspective du nazisme, des camps de concentration, des chambres à gaz, et de la repentance universelle… circulez y a rien à voir….

Pour commencer, si l’on veut faire un travail efficace en la matière, il faut se rappeler que la base même du Socialisme c’est « l’internationale socialiste ». Je veux parler de l’idée de rassembler les hommes au dessus (ou en dépit) des états. Pareillement, la base du Nouvel Ordre Mondial c’est la fin des états nations pour imposer la dictature mondiale. Il y a énormément de points communs entre ces deux là dans l’idée de mondialisation, l’un et l’autre tiennent les états pour quantité négligeable. Le libéralisme est fondé sur cet échafaudage !

Ensuite, dans le cas de la déchéance à proprement parler, il faut savoir raison garder. Les états imposent la nationalité pour donner une structure « nationale » à leurs concitoyens en les rassemblant sous la bannière de leurs pays y compris en dehors des frontières. Or s’il y a bien l’idée de protection derrière le concept, cela ne va pas sans obligations. Notamment parce que c’est l’état qui gère les différents aspects de la vie à l’intérieur des frontières, comme savoir qui est qui, ou rendre possibles les recensements, prélever l’impôt, voter les lois, faire justice, gérer la démocratie par les urnes, ou le service national avant sa suppression par Jacques Chirac… etc…

La nationalité est subjective. Elle crée de fait le sentiment nationaliste puisqu’elle génère l’unité nationale, mais elle ne crée pas nécessairement l’appartenance comme on a tendance à le croire. La nationalité ne s’impose pas, elle se ressent naturellement dans l’intériorité de l’être que ce soit par choix ou par naissance. Le changement de nationalité doit être possible pour qui éprouve le besoin d’un autre pays que le sien : devenir français pour un étranger, ou acquérir une autre nationalité pour un ressortissant français.

L’inverse est valable aussi, dès lors que l’on admet que la nationalité sert de colonne vertébrale à l’individu. C’est pourquoi je crois qu’il est aussi risqué et irresponsable d’envisager de priver l’Homme de nationalité pour fabriquer des citoyens du monde, que de le priver d’identité genrée -homme ou femme- pour faire de lui un être sexuellement modulable privé de repères. La crise identitaire est le risque majeur de la prochaine crise humaine !

La première erreur a été d’imposer le droit du sol, ce qui revient à décider arbitrairement que tout individu né sur le sol de France appartient à l’état français. Un colonialisme par le sol en quelque sorte : l’appropriation présentée comme une grande générosité. La réalité peut être vécue autrement, par exemple comme l’amputation de la nationalité des parents (ce qui explique la double nationalité), ou priver un autre état de ses ressortissants. La double nationalité ne devrait pas exister si le choix des humains avait été pris en compte, et il est aussi probable que nous n’aurions pas cette crise des banlieues qui conduit à la délinquance des jeunes qui ne sentent pas citoyens de France !

Si l’on regarde hors de notre lucarne, les musulmans (gardons-nous de généraliser) pensent très souvent que la nationalité est une lubie d’occidental, au même titre que les frontières. La terre est leur pays, ils ont toujours été des mondialistes avant l’heure. J’ai vu un reportage de Harry Roselmack révélateur en la matière, ou l’on voit un imam dire que sa nationalité est « musulman ». Combien d’autres se réclament d’une « identité » qui n’est pas nationale et ne figure pas sur leur CI ?

Bien sûr je parle ici de l’appartenance pure et dure, comme c’est le cas des fondamentalistes, et non de la personne lambda. Dans ce cas précis est-ce que la déchéance de nationalité ne respecterait pas davantage les droits humains, en permettant une appartenance à un état choisi par tout individu qui veut se mettre en accord avec ses idées. Dans le cas des européens embarqués dans l’état islamique, ils pourraient se prévaloir de cette nationalité EI, et perdre le lien avec leurs pays d’origine. Je pense que le meilleur service à rendre à cette humanité en rupture, c’est lui accorder la libération d’une identité imposée par le sol, ou par choix au nom des aides sociales, mais en décalage avec le pays qu’il souhaite profondément servir !

Cela n’a rien à voir avec le nazisme, c’est même très moderne. Cela créera ces citoyens du monde moderne, tout à fait en accord avec les objectifs libéraux de l’internationale socialiste et du Nouvel Ordre Mondial !   (Source)

Le futur de l’humanité ?

L'échiquier... Image Syti.net

L’échiquier… Image Syti.net

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